
Nous voici à Bogota pour la dernière ligne droite administrative, et cela se passe plutôt pas mal. Nous aurons le visa d’Alexander à temps. Entre quelques démarches obligatoires, nous avons saisi l’occasion de faire une visite éclair dans le centre historique de Bogota. Premier constat : c’est super loin ! La ville est gigantesque et toute en longueur : il nous faut 45 mn de taxi, donc maîtriser le « mal être » automobile et gastrique d’Alexander qui ne tarde pas de se profiler, passée la demi heure. Le trajet n’est pas sans intérêt car emprunte un boulevard extérieur, à flanc de cordillère qui nous donne des points de vue majestueux sur la ville tentaculaire.
Arrivés dans le centre par la « Candelaria » (quartier conservé de l’époque espagnole), nous fonçons vers le musée « Botero », ce dernier a fait une donation à son pays ave

c une très belle collection de peintures et de sculptures, ainsi que le musée« del Oro », ou du moins une reconstitution partielle et provisoire pour cause de travaux.
Quelques constats s’imposent à nous : d’abord, la qualité des œuvres exposées est réelle (impressionnistes, Dali…).Le bâtiment les accueillant est lui-même charmant. Ensuite, découverte : Botero n’est pas qu’un sculpteur, c’est aussi un dessinateur et un peintre prolifique (celle-ci est dédiée à Alice). Enfin, la permanence du style Botero reconnaiss

able à ses sujets bien ronds et en chair …n’est pas sans faire écho aux habitudes alimentaires de ses compatriotes (voir rubrique gastronomique) ! Puis, le passage rapide au musée de l’or confirme que la Colombie fut bien l’ « El Dorado » que l’on dit. Les populations indigènes en maîtrisaient la façon avec grande délicatesse.
Nous fonçons (tiens, on s’essouffle vite…l’altitude) vers la place principale, qui s’appelle…la Plaza Bolivar bien sûr (bravo dans le fond. Nos fi

dèles lecteurs avaient bien sûr trouvé la réponse) ! Cette place de forme rectangulaire, centre historique de la cité, est entourée des « édifices du pouvoir » : la mairie de Bogota, la chambre des représentants et le sénat, la cathédrale, le palais de justice (au style plus moderne). Il ne manque que le palais de la Gobernacion (région) et le palais présidentiel d’Alvaro Uribe, qui est situé à 100 m de là. Voulant photographier cet édifice de trop près, Maxime déclenche les foudres immédiates des gens en uniformes, relativement nombreux et visibles dans ces quartiers.
Au rythme des derniers papiers à demander, obtenir, corriger, signer…nous décomptons les jours restants mais nous profitons au mieux de ces derniers (excursion prévue Dimanche !)