Séjour à Bogota : suite (et fin)

Nous aurions pu imaginer passer un moment un peu moins agréable à Bogota : le froid de l'altitude - et l'absence de pistoche ! - les démarches administratives, le stress de la capitale, sa taille, et la difficulté de s'y mouvoir facilement, l'inconnu... Eh bien, il n'en fut rien !
Nous avons en effet retrouvé un logement dans notre hôtel des premiers jours à Bogota, "El Portal", et nous n'avons pas eu le temps de dire combien cet établissement - en fait une pension de familles plus qu'un hôtel - est sympathique, à l'image de sa "dueña Claudia", la propriétaire vigilente et attentionnée des lieux.


L'établissement, qui semble d'exterieur une maison bien barricadée et barbelée (comme toutes ici), est capable d'accueillir simultanément 5 à 6 familles adpotantes, qui sont à en lire le "libro de oro" exclusivement ou italiennes, espagnoles ou françaises.Nous confirmons cette statistique (les enfants sont tous colombiens...à part Anna Lou bien sûr !). Très vite, promiscuité et communauté d'intérêt aidant, nous faisons connaissance, comparant nos experiences juridiques et géographiques (à l'instar d'Alexander, les enfants peuvent venir de toutes les provinces du pays). On s'y trouve "como a casa" et s'il n'y a pas de piscine, il y a suffisamment d'espaces de jeux pour abriter les cris (de joie - et très éventuellement de disputes) des enfants jouant ensemble.












Le "communautarisme linguistique" joue à plein et c'est aussi entre français que l'on se retrouve facilement pour organiser quelques sorties ici et là. C'est ainsi que nous avons visité, outre Bogota centre et des musées (article antérieur), le ranch "panaca" qui abrite, soigne, promeut, élève et collectionne toutes sortes de races de quadrupèdes équidés, bovidés, ovidés, porcidés mais aussi canins et gallinacées (rarement quadrupèdes il est vrai). C'est l'occasion d'y suivre des spectacles de dressage, d'y apprendre (ou réapprendre) à traire des vaches mais aussi, pour Annalou, de faire une ballade en canasson. Eh oui, elle en est plus que "fan" et nous ne coupons pas à l'inscription dans un club d'équitation à la rentrée ...


Un autre jour nous avons visité la Cathédrale de Sel de Zipaquira qui est une Eglise construite dans le rocher de sel, à 180m sous sol. On y descend par un chemin de croix lui aussi sculpté dans la pierre. Moins ludique que les animaux, cette visite n'entame pas la bonne humeur des enfants, patients et amusés par cette ballade dans le noir bleuté.

Ces expéditions (en taxi jaune bien sûr !) sont l'occasion de s'arrêter en chemin à quelque point d'interêt photographique...C'est ainsi que nous retrouvons Anne France, Annalou et Alexander danser une ronde aux sons des flûtes de pan, sur la place de Zipaquira. C'est dans un autre village que nous découvrons ou redécouvrons cet autre monument de la gastronomie rapide colombienne : l'obleas, gaufrettes fourées à l'"arequipe", sorte de crême de lait, confiture et fromage (optionnel). C'est délicieusement hyper sucré ou, plus exactement, hyper sucrement délicieux !